Nous soutenons cette pétition
Les images sur les conditions de détention du lieutenant de l’Armée de l’Air djiboutienne, Fouad Youssouf Ali, diffusées sur internet le 05 juin sont insoutenables et révoltantes. La souffrance de ce jeune homme enfermé dans une cellule minuscule, 2.5m², trouée d’une latrine immonde et infestée d’insectes a de quoi horrifier tout être humain doué de sensibilité.
Cet émoi devant les sévices dégradants affligés à un être humain transcende les différences culturelles et les appartenances sociales, religieuses ou politiques. Ce sentiment de compassion est un des fondements de notre humanité.
Aucune faute ou délit ne peut justifier que l’on soumette un être humain à des traitements cruels et barbares. Ses conditions de détention sont contraires à toutes les Conventions sur les droits humains ratifiés par tous les Etats membres des Nations unies.
En réussissant à nous transmettre ces images du fin fond de sa cellule, Fouad Youssouf Ali a voulu nous lancer un dernier appel à l’aide avant de sombrer dans une longue agonie tant physique que psychique qui risque d’entraîner sa mort. Ces images ne sont pas sans rappeler celles sur l’agonie de George Floyd sous le genou du policier qui l’a tué en direct, malgré ses appels de détresse. Elles ont soulevé la même indignation et le même dégout de tous ceux qui les ont vues et notamment des citoyens djiboutiens.
L’appel de Fouad nous a touché au plus profond de nous-mêmes. Nous ne pouvons plus rester silencieux devant le sort réservé à Fouad. Il est de notre devoir de dénoncer de tel manquement aux droits humains et de mobiliser la communauté internationale.
C’est pourquoi, nous adressons cette pétition au gouvernement djiboutien et en particulier au Chef de l’Etat, Mr.Ismaël Omar Guelleh, pour :
o Attirer son attention sur le sort du lieutenant Fouad Yousouf Ali
o Lui fournir une assistance médicale de toute urgence,
o Bénéficier d’une liberté provisoire en attente de jugement
o Faire respecter les droits fondamentaux liés à son statut de détenu,
o Garantir les conditions de déroulement d’un procès équitable et transparent
o Diligenter une enquête indépendante déterminant les responsabilités dans cette affaire.
o Libérer l’accès à la participation à la vie démocratique.
Ne pas répondre à la demande de justice de la famille de la victime serait préjudiciable à la candidature de Djibouti à un siège au Conseil de sécurité des Nations Unis.